Tchad : un coup de force inacceptable, mais prévisible

Publié le par Comité de soutien aux opposants tchadiens

Face à la gravité de la situation au Tchad, Le Parti socialiste appelle à une cessation immédiate des hostilités et demande à l’Union africaine de s’investir dans la médiation entre Idriss Déby et les différents mouvements rebelles, pour permettre un retour au calme le plus rapide possible.

Le Parti socialiste souligne la responsabilité du gouvernement français, qui s’est inscrit dans la droite ligne de celle de son prédécesseur en écartant tout soutien au dialogue politique au Tchad. La modification scandaleuse de la Constitution en 2005 puis les élections présidentielles de 2006, largement boycottées par l’opposition et la population tchadiennes, ont contribué à envenimer la situation interne du pays. Nous regrettons que le gouvernement n’ait pas pris la mesure de cette crise politique et ait refusé de s’y intéresser avant qu’une nouvelle crise ne survienne, moins de deux ans après la précédente.

Nous condamnons l’arrestation de plusieurs membres de l’opposition, dont le Secrétaire général du Parti des libertés et du développement Ibni Oumar Mahamat Saleh et demandons au gouvernement français de dénoncer ces arrestations parfaitement arbitraires. Seul un dialogue entre le pouvoir et l’opposition peut permettre une transition politique pacifique.

Le PS exprime sa solidarité envers les 1500 Français résidant au Tchad victimes de cette instabilité. Il soutient les efforts des autorités françaises qui oeuvrent pour la protection et l’évacuation de nos compatriotes.

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