Paris veut une "clarification" de la situation des opposants arrêtés

Publié le par Comité de soutien aux opposants tchadiens

Trois dirigeants de l'opposition avaient été arrêtés à l'issue de l'attaque menée les 2 et 3 février dernier par les rebelles contre N'Djamena. Des arrestations qui n'ont toujours pas été reconnues par les autorités tchadiennes.

Le Quai d'Orsay a fait savoir mardi 12 février que la France a demandé au Tchad une "clarification (...) sans délai" de la situation des opposants au régime arrêtés début février dans la foulée de l'échec de l'attaque de la rébellion sur N'Djamena.
Au cours d'un point presse, Pascale Andréani, porte-parole du ministère des Affaires étrangères a précisé que "nous espérons que le CICR (...) va exercer son droit de visite très rapidement".

"Contact étroit"

Elle a ajouté que Paris est en "contact étroit" tant avec N'Djamena que le Comité international de la Croix-Rouge sur cette affaire. "La clarification que nous avons demandée, nous souhaitons qu'elle intervienne sans délai". Une clarification qui conisterait à "avoir les informations précises sur les motifs pour lesquels ils ont été emprisonnés, sur le lieu où ils se trouvent et les procédures judiciaires".
Selon la principale coalition de l'opposition tchadienne, trois dirigeants de l'opposition ont été arrêtés à l'issue de l'attaque menée les 2 et 3 février par les rebelles contre N'Djamena.
Il s'agit de Lol Mahamat Choua, ancien chef de l'Etat et président du comité de suivi de l'accord du 13 août 2007 en vue du renforcement du processus démocratique au Tchad, d'Ibni Oumar Mahamat Saleh, ancien ministre et porte-parole de la coalition et de Ngarlejy Yorongar, l'une des plus anciennes figures de l'opposition et député fédéraliste. Ces arrestations n'ont toujours pas été reconnues par les autorités tchadiennes.

Publié dans FRANCE ET TCHAD

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