Sans nouvelles des principaux opposants

Publié le par Comité de soutien aux opposants tchadiens

Une semaine après les combats qui se sont produits dans la capitale tchadienne, les organisations de défense des droits de l’homme dénoncent l’arrestation de plusieurs opposants tchadiens, dont on est sans nouvelles. C’est le cas, notamment, de l’ancien chef de l’Etat Lol Mahamat Choua, ainsi que de Ibni Oumar Mahamat Saleh, qui dirige la principale alliance de l’opposition, de Ngarlejy Yorongar, un opposant radical, et du général Wadel Abdelkader Kamougué, président de l’Union pour le renouveau et la démocratie.
L’organisation Amnesty International, dont le siège est à Londres, a exprimé des craintes redoutant « que les autorités tchadiennes ne commencent une gigantesque chasse aux sorcières » visant également des journalistes.

Selon la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH), les défenseurs tchadiens des droits de l’Homme se sentent également en danger. Certains ont fui au Cameroun et d’autres se cachent, à l’instar de Dobian Assingar, ancien président de la Ligue tchadienne de droits de l'homme (LTDH) dont la maison a été détruite à coup d’obus.

Plusieurs organisations françaises, comme le Secours catholique, l'Association des chrétiens contre la torture ou encore le CCFD, le Comité catholique contre la Faim et pour le Développement, demandent à la France d’intervenir auprès du gouvernement tchadien pour obtenir la libération immédiate des opposants politiques emprisonnés à Ndjamena.
Le ministère français des Affaires étrangères a réagi vendredi, soulignant que des contacts ont été établis avec le gouvernement de Ndjamena et avec le Comité international de la Croix-Rouge, mais sans confirmer l’arrestation des opposants tchadiens.
Le président tchadien Idriss Déby Itno a indiqué, mercredi, ne pas être au courant de ces arrestations, tandis que le Premier ministre a déclaré que ces opposants avaient été arrêtés par des hommes armés, mais sans savoir qui ils sont. Gamar Sileck, vice-président de l'Assemblée nationale tchadienne, pense que ces détenus « doivent être libérés, s’ils sont innocents », mais qu’ils « doivent payer, s’ils sont coupables ».

Publié dans FRANCE ET TCHAD

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