Communiqué de presse N° 03/CPDC/08

Publié le par Comité de soutien aux opposants tchadiens

 

La France, partie prenante des combats armés de ces derniers jours devrait s’engager clairement vers une voie de sortie de crise.

Les partis politiques membres de la CPDC ont tenu, ce jour 11 février 2008, une plénière extraordinaire au cours de laquelle ils ont examiné la situation politique dans notre pays suite aux douloureux et tragiques évènements qui viennent de secouer notre pays, N’Djamena la capitale en particulier.

Ils déplorent les tueries et divers traumatismes subis par des dizaines de milliers de sans voix.

Ils condamnent les enlèvements illégaux des personnalités politiques dont des députés : Le Président Lol Mahamat Choua, ancien Président de la République, Président du Groupe parlementaire RDP et Président du Comité de Suivi et d’Appui de l’Accord politique du 13 août 2007 ; M. Ibni Oumar Mahamat Saleh, ancien ministre et Porte parole de la CPDC ; N’Garléjy Yorongar Député fédéraliste

Considérant cette grave situation, les partis politiques membres de la CPDC demandent la libération immédiate de tous les responsables politiques kidnappés et illégalement détenus.

Ils décident la suspension de la participation de leurs représentants aux activités du Comité de Suivi et d’Appui de l’Accord du 13 août 2007 ;

L’Union européenne qui a parrainé cet Accord, tant au niveau de la Présidence que de la Commission, ainsi que les Etats-Unis et la Suisse participants au Comité de Suivi et d’Appui, ne devraient pas rester muette devant cette vague répressive injustifiée qui s’abat sur une des parties signataires.

La France, partie prenante des combats armés de ces derniers jours devrait s’engager clairement vers une voie de sortie de crise.

La CPDC encourage l’Union africaine à mettre en œuvre avec détermination la résolution du Conseil de Paix et de Sécurité qui a appelé tous les acteurs tchadiens à engager un dialogue pouvant conduire à la restauration d’une paix définitive.

L’Organisation des Nations Unies devrait de toute urgence appuyer cette démarche comme l’indique sa récente résolution sur la crise tchadienne.

L’Eufor ne peut pas se déployer dans un climat de guerre et de restriction des libertés.

La CPDC adresse ses sentiments de profonde compassion à toutes les familles endeuillées, ainsi que pour les divers traumatismes subis par des dizaines de milliers de sans voix.

Fait à N’Djamena, le 11 février 2008.
Le Porte parole Adjoint
HAMIT MAHAMAT DAHALOB

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