Pour un nouveau partenariat franco-africain, votons Ségolène Royal

Publié le par Comité de soutien aux opposants tchadiens

Africains ou Français attachés au devenir de l’Afrique et au renouveau des relations entre la France et l’Afrique, nous apportons avec conviction notre soutien à Ségolène Royal pour le second tour de l’élection présidentielle.

Il est temps que s’ouvre une nouvelle page dans les rapports entre la France et l’Afrique. Ségolène Royal est la seule des deux candidats en lice pour le second tour de l’élection présidentielle à avoir pris la mesure de cet enjeu en proposant d’instituer un partenariat entre égaux, fondé sur la transparence, la priorité à la démocratie et au développement dans les relations entre la France et les pays africains. La politique africaine de la France doit en effet revenir dans l’espace démocratique. Ségolène Royal s’est engagée concrètement dans cette direction, en proposant de renégocier et de rendre publics les accords de défense qui lient actuellement dans la plus grande opacité la France à certains Etats africains. Nous saluons sa proposition de renforcer le rôle du parlement, en rendant obligatoire les débats à l’Assemblée nationale en cas d’intervention militaire à l’étranger. Nous approuvons, enfin, sa détermination à ce que la France agisse avec l’Europe pour promouvoir plus efficacement la démocratie en Afrique. Dans cette optique, nous nous réjouissons de sa volonté à soutenir les sociétés civiles du Nord et du Sud qui en sont des acteurs essentiels, en triplant la part de l’aide au développement qui transite par elles. L’élection de Ségolène Royal serait un véritable progrès pour la France et pour l’Afrique.

De son côté, Nicolas Sarkozy,

  • a approuvé la loi du 23 février 2005 visant à inscrire le soi-disant rôle positif de la colonisation dans les manuels scolaires,
  • propose une immigration choisie, purement unilatérale, qui priverait les pays du Sud de ressources humaines indispensables (pensons aux médecins et infirmières),
  • propose la création d’un ministère de l’immigration et de l’identité nationale, sous-entendant que la première est une menace pour la seconde,
  • affirme que la France n’a pas besoin de l’Afrique alors que tous les grands pays (Etats-Unis, Chine, Inde, Brésil, Grande-Bretagne…) y déploient une implication nouvelle.

Son élection ouvrirait une période de régression pour les relations entre la France et l’Afrique, qu’il convient d’empêcher, en votant massivement pour Ségolène Royal le 6 mai 2007.

Signez vous aussi cet appel !

Les messages de soutien sont bienvenus !

Premiers signataires

Luis Ayala, Secrétaire général de l’Internationale socialiste,

Pierre Boilley, professeur à l’Université de Paris 1 Sorbonne, historien,

Albert Bourgi, professeur de droit public à l’Université de Reims,

Marie-Arlette Carlotti, députée européenne,

Christiane Demontès, sénatrice, Secrétaire nationale du PS aux relations Nord-Sud

Harlem Désir, député européen, Secrétaire national du PS à la mondialisation, fondateur de SOS Racisme,

Ousmane Tanor Dieng, Premier secrétaire du Parti socialiste du Sénégal,

Mahamadou Issoufou, ancien Premier ministre du Niger, président du PNDS, député,

Charles Josselin, sénateur, ancien Ministre de la coopération et de la francophonie,

Sidiki Kaba, président d’honneur de la FIDH, avocat,

Saleh Kebzabo, ancien ministre, député, Tchad,

Guy Labertit, ancien délégué national à l’Afrique et la Francophonie de 1993 à 2006,

Marc Lavergne, directeur de recherches au CNRS, géographe,

Ibni Oumar Mahamat Saleh, Secrétaire Général du Parti pour les libertés et le développement (PLD) du Tchad, universitaire,

Thomas Mélonio, délégué national Afrique du parti socialiste,

Brice Monnou, vice-présidente du FORIM

Pierre Moscovici, député européen, Secrétaire national du PS à l’International

Safia Otokoré, Secrétaire nationale du PS, candidate aux législatives dans les Yvelines,

Catherine Tasca, sénatrice, ancienne Ministre de la Francophonie et des relations culturelles extérieures,

Joseph Yakete, délégué national du PS à la coopération associative,

Richard Yung, sénateur des Français de l’étranger,

Martin Ziguélé, ancien Premier ministre de la République centrafricaine, Président du MLPC

 

Commenter cet article