comité international de soutien aux leaders politiques

Publié le par Comité de soutien aux opposants tchadiens

Un comité international de soutien aux leaders politiques tchadiens arrêtés arbitrairement s'est constitué et s'attèle activement pour faire adhérer toutes les âmes sensibles de la planète à sa cause.

Suite à un entretien accordé à RFI jeudi 14 février, Mahamat Saleh Ibni Oumar et Lokoumian Le Moïban ont apporté un démenti formel aux propos du ministre de l'Intérieur du Tchad qui feignait de faire croire, la veille, que l'«enlèvement des trois leaders de l'opposition démocratique tchadienne serait le fait des rebelles ou de leurs familles respectives.» Pour Mahamat Saleh, le fils du porte -parole de la CPDC, son père a été appréhendé dimanche 3 février dans la nuit , à 20 h 30, plusieurs heures après le départ des rebelles de la capitale tchadienne. « Toute cette comédie consiste à faire de la diversion », a-t-il tempéré au téléphone en réaction aux dénégations du ministre tendant à disculper une responsabilité éventuelle du régime tchadien dans la « chasse aux sorcières » en cours.

Mahamat Saleh pense que les leaders politiques de l'opposition démocratique enlevés par le régime de Deby seraient dans « un état inqualifiable voire pire, ce qui pourrait avoir de graves conséquences contre ce régime.» C'est pourquoi Kassiré Coumakoye et Ahmat Bachir, en se prêtant tous deux au jeu de porte-parole de ce régime, croient attribuer la responsabilité desdits enlèvements voire des disparitions des opposants aux rebelles. « Ils voulaient se débarrasser de ce dossier de la manière la plus lâche possible mais ça ne passera pas », a conclu le fils du secrétaire général du PLD.

Selon Lokoumian Le Moïban, « le ministre de l'Intérieur tchadien est un menteur.» Le fils de l'opposant radical Ngarléjy Yorongar soutient, lui, que « le ministre de l'Intérieur était resté caché dans un trou quelque part dans la capitale au moment où les rebelles sont entrés à N'Djamena. A cet effet, ce dernier ne pouvait ni soutenir ni apporter des preuves comme quoi c'est les rebelles qui auraient enlevé les membres de l'opposition démocratique.» Il poursuit en affirmant que « Kassiré habite le même quartier que Yorongar. Si les rebelles ont l'intention d'enlever les gens, ils auraient enlevé plutôt Kassiré en tant que Premier ministre du régime qu'ils combattaient.»

Les deux militants expliquent que les soldats qui ont enlevé leurs parents étaient « embarqués sur des véhicules militaires neufs sur lesquels les témoins présents n'ont décelé la présence d'aucune poussière. C'est la preuve que les véhicules qui ont embarqué les opposants appartiennent à l' armée tchadienne.» Suite aux propos ambigus du Premier ministre tchadien de la semaine dernière affirmant que « si c'est nous qui les avons arrêtés, ils mériteront ce qu'ils mériteront comme sort », le commissaire européen Louis Michel a aussitôt réagi en demandant au président tchadien de libérer ces leaders politiques arrêtés et de cesser la chasse aux sorcières contre les membres de l'opposition démocratique tchadienne.

Tout le monde reste unanime sur une chose : « Tant que ces hommes sans défense ne seraient pas libérés saints et saufs, le mouvement continuera et prendra chaque jour de l'ampleur.»

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