Des figures de l’opposition arrêtées au Tchad

Publié le par Comité de soutien aux opposants tchadiens

Quatre membres importants de l’opposition tchadienne ont été arrêtés par les forces de sécurité à N’Djamena. On ignore où se trouvent Lol Mahamat Choua, Ngarlejy Yorongar, Ibni Oumar Mahamat Saleh et Wadel Adbelkader Kamougué depuis leur arrestation, dimanche.

Amnesty International a reçu des informations donnant à penser qu’ils pourraient être détenus dans le palais présidentiel à N’Djamena. Les autorités n’ont donné aucun motif juridique pour justifier leur arrestation. Un porte-parole de la présidence a déclaré mardi à Amnesty International qu’il ne pouvait confirmer si ces quatre personnes avaient été arrêtées.

Un représentant d’Amnesty International a indiqué que les quatre opposants couraient de graves risques d’être torturés ou victimes de disparition forcée. Tawanda Hondora, directeur adjoint du programme Afrique d’Amnesty International, estime que le gouvernement tchadien doit immédiatement révéler ce qu’il est advenu de ces quatre hommes et dévoiler les motifs de leur arrestation.

« Il doit également informer leurs familles et leurs avocats de leur sort. Enfin, il doit les inculper d’une infraction prévue par la loi ou les libérer sans délai. »

« Il semble que le gouvernement tchadien profite du conflit actuel avec l’opposition armée pour mettre derrière les barreaux des personnes qui dénoncent sa politique de manière pacifique », a ajouté Tawanda Hondora.

Des combats ont éclaté dimanche dans la capitale tchadienne, N'Djamena, après que des membres de l’alliance rebelle se furent rassemblés autour de la ville vendredi. L’opposition armée a encerclé le palais présidentiel lorsqu’elle a lancé l’assaut sur N'Djamena. Il s’en est suivi deux jours de combats dans la capitale, qui ont pris fin lorsque les forces de l’opposition armée se sont retirées.

Des affrontements ont également eu lieu dans l’est du pays, le long de la frontière avec le Soudan. L’armée tchadienne a affirmé dimanche avoir repoussé une attaque lancée contre la ville d’Adré par une force conjointe composée de soldats soudanais, de rebelles et de miliciens.

Le conflit déjà ancien entre le gouvernement tchadien et les groupes armés s’est envenimé au moment où l’EUFOR, la force de l’Union européenne, commençait à se déployer pour protéger les civils dans la partie est du pays.

Publié dans SOUTIENS POLITIQUES

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