Lettre ouverte aux protagonistes de la crise Tchadienne

Publié le par Comité de soutien aux opposants tchadiens

Nous, citoyens Tchadiens de Yaoundé (Cameroun), vivement préoccupés par le sort réservé aux populations civiles lors des derniers combats de N’djamena :

1-     Condamnons toutes les tentatives de prise de pouvoir orchestrées par les rebelles à l’Est du Tchad. Nous ne croyons pas en un possible changement qui sera introduit étant donné les motivations, les intérêts et les visées de ces « libérateurs ». L’heure n’est plus au règlement de conflits par les armes. Par la même occasion, nous demandons à toutes les puissances étrangères qui seraient impliquées dans cette crise de contribuer plutôt à un règlement pacifique du conflit ;

2-     Demandons au pouvoir en place de chercher à régler pacifiquement ses différends avec les rebelles. Toutefois, si les combats deviennent inévitables, qu’ils se passent dans le strict respect du droit international humanitaire afin d’éviter des dommages excessifs chez la population civile ;

3-     Demandons à la France d’arrêter avec ses manipulations frauduleuses sachant qu’elle a une grande part de responsabilité dans ces derniers combats non discriminatoires. Le Tchad n’est plus sous la domination française et doit s’autodéterminer en tant que nation indépendante. Par ailleurs, la France doit savoir que les ressortissants français vivant à N’djaména ne valent pas mieux que toutes les populations civiles Tchadiennes exposées à la violence ; les six (6) français condamnés pour l’affaire « Arche de Zoé » ne méritent pas mieux qu’e tous ces innocents tués lâchement dans les combats de Nd’jaména .

4-     Demandons à la communauté internationale de prendre ses responsabilités vis-à-vis de cette crise en apportant sa médiation dans sa résolution et en protégeant les populations civiles ;

5- Demandons à la communauté internationale et plus particulièrement la France, de mettre pression sur Monsieur Idriss Déby pour la libération pure et simple des leaders politiques arrêtés à N’Djaména ;

6-     Rappelons à nos concitoyens tchadiens leur responsabilité dans la récurrence des conflits armés au Tchad. En effet, combien de fois ils sont restés indifférents, lâches et complices dans l’histoire politique de leur pays.

 

  Fait à Yaoundé, le 19 février 2008
 
Collectif des citoyens Tchadiens de Yaoundé

Publié dans SOUTIENS POLITIQUES

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