L'Union Africaine invite Déby à instaurer la démocratie

Publié le par Comité de soutien aux opposants tchadiens

Tchad: l'UA réclame la libération des opposants arrêtés


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AP

PARIS - Le président de la Commission de l'Union africaine Jean Ping demande la libération des opposants tchadiens qui auraient été arrêtés après la tentative de coup d'Etat contre le président Idriss Déby au début de ce mois, mais suggère que ces interpellations pourraient être le fait de militaires agissant sans ordres.

"Nous pensons que les opposants doivent être libérés. (...) Nous demandons la libération" de ces personnes, "cela va sans dire", a déclaré M. Ping dans l'émission "Talk de Paris" enregistrée mardi et diffusée ce vendredi sur France-24. "Il y a des choses qu'il faut quand même mentionner clairement", souligne-t-il, l'UA "s'occupe de paix et de sécurité. Elle s'occupe aussi, c'est un objectif fondamental de l'Union africaine, de démocratie, d'état de droit, des droits de l'Homme".

Le président de la Commission de l'UA a toutefois précisé ne pas connaître "les circonstances exactes de ces arrestations". "Il y a des opposants qui ont été arrêtés. Nous ne connaissons pas les circonstances exactes de ces arrestations. Nous ne savons même pas qui a exactement arrêté ces opposants (...) Etait-ce des militaires qui n'étaient pas en harmonie avec leur état-major?", a-t-il suggéré.

Par ailleurs, "nous pensons qu'il faut instaurer la démocratie" au Tchad, a ajouté M. Ping.

Le gouvernement tchadien confirme détenir l'ancien président Lol Mahamat Choua, qu'il considère comme un prisonnier de guerre, mais nie avoir arrêté l'ancien vice-président Wadal Abdelkader Kamougué, qui se cacherait. Le ministère français des Affaires étrangères a confirmé qu'à sa connaissance le général Kamougué "n'a pas été arrêté" et est toujours en vie et en contact avec son parti.

On est sans nouvelles en revanche d'Ibni Oumar Mahamat Saleh et Ngarlejy Yorongar, deux autres hauts responsables de l'opposition, dont Amnesty International affirme qu'ils se trouvent aux mains des autorités de N'Djamena. AP

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