Sarkozy au Tchad: le PS veut "des garanties" sur le sort des opposants

Publié le par Comité de soutien aux opposants tchadiens

logo_ps.jpgPARIS (AFP) - Pierre Moscovici, secrétaire national du PS à l'international, a demandé "instamment" au président Nicolas Sarkozy, attendu mercredi au Tchad selon N'Djamena, d'obtenir de son homologue tchadien Idriss Deby "des garanties" sur le sort des opposants "disparus" depuis début février.

L'Elysée n'a pas confirmé cette visite, annoncée par la présidence tchadienne.

"On peut imaginer que l'un des objectifs principaux de cette visite soit d'obtenir la grâce des six Français de L'Arche de Zoé" condamnés au Tchad à une peine de 8 ans de prison qu'ils purgent actuellement en France, et "le PS ne voit que des avantages à ce que cette question délicate soit réglée", a déclaré M. Moscovici, au nom du Bureau national.

Cependant, a-t-il souligné, "cette visite n'a de sens que si Nicolas Sarkozy soulève la question cruciale du sort des dirigeants de l'opposition démocratique portés disparus".

"Le PS demande donc instamment que le chef de l'Etat évoque cette question et qu'il obtienne des garanties sur la vie de ces opposants et leur libération, qui doit être pour la France un impératif absolu", a insisté le député du Doubs.

Trois opposants ont été arrêtés par l'armée après l'attaque rebelle sur la capitale tchadienne repoussée début février avec l'aide militaire de la France.

L'un, Lol Mahamat Choua, a été placé mardi "en résidence surveillée chez lui", selon les autorités.

On est toujours sans nouvelles de deux autres figures de l'opposition, le député Ngarlejy Yorongar et Ibni Oumar Mahamat Saleh, porte-parole de la principale coalition de l'opposition.

Si les garanties demandées n'étaient pas obtenues, la visite de M. Sarkozy "ne serait qu'une opération de communication et le signe d'une grande complaisance à l'égard d'un régime qui bafoue les règles démocratiques" et "il faudrait alors en tirer toutes les conséquences", a averti M. Moscovici.

Commenter cet article