Nicolas Sarkozy reçoit six ONG avant de partir pour le Tchad

Publié le par Comité de soutien aux opposants tchadiens

Challenges.fr | 27.02.2008 | 12:04

A quelques heures de son départ pour le Tchad, Nicolas Sarkozy a reçu les représentants de six organisations non gouvernementales, avec lesquelles il a notamment évoqué lenquête sur la disparition dopposants dans ce pays. /Photo prise le 23 avril 2007/REUTERS/Charles PlatiauA quelques heures de son départ pour le Tchad, Nicolas Sarkozy a reçu les représentants de six organisations non gouvernementales, avec lesquelles il a notamment évoqué l'enquête sur la disparition d'opposants dans ce pays. /Photo prise le 23 avril 2007/REUTERS/Charles Platiau (c) Reuters

PARIS (Reuters) - A quelques heures de son départ pour le Tchad, Nicolas Sarkozy a reçu six organisations non gouvernementales, avec lesquelles il a notamment évoqué l'enquête sur la disparition d'opposants dans ce pays, rapporte son porte-parole.

Le chef de l'Etat s'est entretenu à l'Elysée avec la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH), Human Rights Watch (HRW), Oxfam, Amnesty International, le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) et le Secours catholique.

Nicolas Sarkozy "leur a expliqué les raisons de sa visite au Tchad", a rapporté David Martinon. "Il leur a rappelé qu'il était favorable à la création d'une commission d'enquête crédible sur la disparition des opposants et qu'il était favorable à la reprise du dialogue politique", a-t-il ajouté.

HRW a interpellé mardi Nicolas Sarkozy sur sa visite-éclair au Tchad, qui n'a été annoncée qu'au dernier moment.

L'organisation de défense des droits de l'homme basée aux Etats-Unis estime que le président français ne doit s'y rendre qu'à la condition que le gouvernement de N'Djamena prouve que les deux opposants politiques disparus dont les familles assurent qu'ils ont été arrêtés par l'armée vont bien.

Selon David Martinon, Nicolas Sarkozy a donné mercredi aux ONG "toutes les informations en sa possession sur la situation actuelle des opposants disparus".

Autre dossier évoqué à l'Elysée : celui des poursuites contre l'ancien président tchadien Hissène Habré pour crimes contre l'humanité. D'après David Martinon, Human Rights Watch "a remercié le président français pour sa déclaration de Dakar dans laquelle il a manifesté sa volonté de poursuivre la procédure judicaire engagée contre Hissène Habré".

Ce dernier est accusé en Belgique d'avoir fait assassiner et torturer des dizaines de milliers d'opposants durant son passage au pouvoir entre 1982 et 1990. Il s'est réfugié au Sénégal après avoir été évincé par l'actuel président, Idriss Déby.

Elizabeth Pineau

Publié dans SOUTIENS POLITIQUES

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