Inquiétude au sujet d'Ibni Oumar Mahamat Saleh

Publié le par Comité de soutien aux opposants tchadiens

par  RFI

Ibni Oumar Mahamat Saleh, porte-parole de la coalition de l'opposition tchadienne, dont on est toujours sans nouvelles.(Photo : AFP)

Ibni Oumar Mahamat Saleh, porte-parole de la coalition de l'opposition tchadienne, dont on est toujours sans nouvelles.
(Photo : AFP)

Au Tchad, toute l'inquiétude se porte sur le sort d’Ibni Mahamat Saleh, le porte-parole de la coalition de l'opposition dont on est sans nouvelles depuis plus d’un mois. Il a été arrêté le 3 février dernier, à l’issue de l’attaque rebelle ratée sur Ndjaména, par les services de sécurité tchadiens. Les Tchadiens posent toujours les mêmes questions : où est Ibni Mahamat Saleh ? Est-il seulement encore en vie ? Le président de la République française, Nicolas Sarkozy, a reçu mardi soir Hicham Oumar Mahamat Saleh, le fils du porte-parole de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC). Selon le porte-parole de l’Elysée, David Martinon, les discussions ont principalement porté sur la commission internationale d’enquête que le président tchadien Idris Déby Itno a accepté de créer, à la suite de la visite de Nicolas Sarkozy à Ndjaména, le 27 février dernier. Selon le fils de l’opposant disparu, le président français n’a pas donné des nouvelles d’Ibni Mahamat Saleh et il s’est déclaré « peu satisfait de cette commission d’enquête ».
Les organisations internationales de défense des droits de l’homme se déclarent également inquiètes au sujet du sort d’Ibni Mahamat Saleh. Reed Brody, porte-parole de Human Rights Watch, craint que l’opposant tchadien ne soit plus en vie, après avoir été battu dans la prison de Ndjaména, selon des informations fournies par le député Ngarlejy Yorongar qui avait été également détenu.

Le député fédéraliste Ngarlejy Yorongar, 59 ans, affirme avoir été détenu par l’armée tchadienne pendant plus de deux semaines, avant de s’enfuir au Cameroun. Il pourrait quitter Yaoundé pour Paris, ce mercredi. Le Premier ministre français François Fillon a annoncé récemment que l’asile politique lui serait accordé.

Un troisième opposant, Lol Mahamat Choua, avait également été arrêté lors des combats à Ndjaména, entre les rebelles et les forces gouvernementales. Cet ancien président de la République tchadienne a été placé en résidence surveillée. Les autorités ont nié, à plusieurs reprises, que les opposants aient été arrêtés par des éléments de l’Armée nationale tchadienne.

http://www.rfi.fr/actufr/articles/099/article_63547.asp

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