La CPDC exige la libération immédiate et inconditionnelle d'Ibni Oumar

Publié le par Comité de soutien aux opposants tchadiens

L'opposition veut la "levée de toutes les mesures restrictives"


LIBREVILLE (AFP) — La principale coalition de l'opposition tchadienne a demandé lundi la "levée de toutes les mesures restrictives des libertés" et la libération, près de deux mois après son arrestation, de son porte-parole "disparu" Ibni Oumar Mahamat Saleh.

 

La Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC), qui rassemble la plupart des formations d'opposition, demande dans un communiqué "la levée de toutes les mesures restrictives des libertés collectives et individuelles, notamment celles relatives à la presse privée".

 

A la faveur de l'état d'urgence qui a été instauré pendant un mois après l'attaque rebelle ratée des 2 et 3 février qui a failli coûter le pouvoir au président Idriss Deby Itno, ce dernier a fait adopter le 20 février, par ordonnance, une nouvelle loi sur la presse très restrictive.

Cette loi aggrave les peines prévues pour les délits de presse et complique les conditions pour créer et diriger un journal.

 

Dans ce même communiqué, la CPDC exige une nouvelle fois "la libération immédiate et inconditionnelle" d'Ibni Oumar Mahamat Saleh, arrêté selon des témoignages concordants par les services de sécurité tchadiens le 3 février à l'issue du raid rebelle sur N'Djamena, ce que les autorités nient.

 

Le président Deby a promis le 25 mars de "respecter et faire respecter" l'accord signé le 13 août avec l'opposition en vue d'élections démocratiques en 2009, et a invité la CPDC à reprendre les travaux du comité de suivi de ce pacte, qu'elle boycotte depuis l'attaque rebelle et les arrestations d'opposants qui ont suivi.

 

Cette déclaration présidentielle "sonne comme une fin de non recevoir à tous les appels et toutes les solutions préconisées en vue d'un dialogue national de sortie de crise", estime la CPDC. Elle "s'interroge sur la volonté réelle du président Deby de créer les conditions d'une sortie de crise".

 

L'opposition réclame, outre la libération de son porte-parole, la création d'une commission d'enquête "réellement internationale et réellement indépendante" sur les arrestations d'opposants, contestant celle mise en place le 29 février par N'Djamena, qui ne s'est pas encore réunie.

 

Elle exige aussi un dialogue "élargi" aux rebelles et "la proclamation d'un cessez-le-feu", au moment où elle dit constater "l'exécution d'importants

 

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