PEUT ON ETRE UN COMBATTANT SOCIAL DEMOCRATE "VIOLENT"?

Publié le par Liberté pour IBNI OUMAR

Au moment où le NPA se crée, j'ai eu une discussion polémique avec quelques amis... sur le concept de réformisme et les méthodes qui peuvent le porter.

 

Pour être prêt à en découdre (à tous les sens du terme: intellectuel, médiatique, légal, etc...), doit on militer dans des partis refusant, de fait, l'accession au pouvoir et la gestion qui en découle.

 

Il y a une culture, que certains qualifieraient de romantique, de l'engagement radical. Je la respecte pour y avoir plus que goûté.

 

J'ai eu à cotoyer dans mes différentes expériences des "radicaux": révolutionnaires de gauche bien sur mais aussi fascistes "sociaux", nationalistes ou ... "militants de la cause animale"... Tous se disaient prêts à mourir pour La Cause (et certains ne mentaient pas...).

 

La social-démocratie étant devenue (médiatiquement) une sorte de posture intello, peut-on imaginer "mourir ou tuer pour l'idéal social-démocrate"?

 

Et puis, j'ai vu des "modérés" tomber.

 

Pour ce qui me concerne personnellement, ça a commencé avec Dulcie September (représentante de l'ANC assassinée à Paris en 1988) et fini récemment avec Ibni Oumar (torturé et "disparu" dans un N'Djamena sous controle franco-local). D'autres seront emprisonnés, battus, torturés et tués.

 

Qui peut imaginer à Paris que proner la liberté de la presse ou syndicale, défendre la laicité, évoquer l'alternance politique, le suffrage universel et transparent peut mener dans un trou anonyme dans lequel on jette les cadavres qui risqueraient, des années après, de prouver les tortures.

 

Il est temps de faire savoir que la modération aussi demande des combats et donc des combattants...

 

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