Pour ne pas oublier Ibni Oumar Mahamat Saleh-Rfi

Publié le par Liberté pour IBNI OUMAR



Ibni Oumar Mahamat Saleh, opposant tchadien disparu.
AFP / HO
Par RFI

Deux ans jour pour jour après la disparition d'Ibni Oumar Mahamat Saleh, les défenseurs de l'opposant tchadien se mobilisent. Ses deux fils, entourés de plusieurs parlementaires français, des ONG Amnesty International France et ACAT-France, ont organisé une conférence de presse à l'Assemblée nationale mercredi 3 février 2010. Ibni Oumar Mahamat Saleh et deux autres opposants tchadiens, ont été enlevés le 3 février 2008 lors d'une attaque des rebelles tchadiens à Ndjamena. Le fondateur du parti PLD n'est jamais réapparu. Une commission d'enquête internationale a démontré l'implication de l'armée nationale tchadienne dans ces enlèvements sans pourtant pouvoir faire la lumière sur le sort de l'opposant.
 

Après le rapport de la Commission d'enquête internationale, un comité de suivi a été créé au Tchad pour poursuivre l'enquête sur le sort d'Ibni Oumar Mahamat Saleh. Un organisme à la solde du pouvoir et opaque selon Icham Saleh. Pour le fils de l'opposant tchadien, la France peut et doit faire éclater la vérité.

« On souhaite que la France nous dise ce qu’elle sait. La France a fait beaucoup de promesses mais celles-ci n’ont pas été suivies d’actes. On ne peut pas faire le deuil tant que l’on ne sait pas la vérité…Il mérite une sépulture décente…»

Plusieurs parlementaires français soutiennent la cause de la famille. Gaétan Gorce, député socialiste de la Nièvre, demande au président Sarkozy de mettre la pression sur Ndjamena.

«Il doit dire la vérité, dire ce que la France sait. En le disant, il provoquera de la part du Tchad et du président tchadien une réaction qui devra l’obliger, lui-aussi à son tour à mettre sur la table les éléments qui permettront de faire la vérité

Gaétan Gorce a promis d'interpeller le gouvernement devant l'Assemblée et souhaite la création d'une commission d'enquête parlementaire. Une proposition soutenue par le sénateur socialiste Jean-Pierre Sueur.

«Elle permettra d’entendre toute personne qu’elle jugera utile d’entendre pour contribuer à la manifestation de la vérité. Cela nous paraît très salutaire que l’on puisse demander aux personnes françaises qui ont suivi de près, lorsqu’elles étaient présentes, ces événements, de dire ce qu’elles savent

Reste encore à convaincre les autres parlementaires de voter pour la création de la commission, et répondre au problème d'ingérence dans les affaires tchadiennes.

Publié dans FRANCE ET TCHAD

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