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Tchad: audition en vue pour 2 ministres - AFP

Publié le par Liberté pour IBNI OUMAR


mahamat_choua432.jpgLe gouvernement tchadien a autorisé l'audition par la justice, "comme témoins", de deux ministres dont celui de la Défense sur "les événements" de janvier-février 2008, faisant référence à une attaque rebelle avortée sur N'Djamena suivie d'arrestations et de disparitions.

Le Conseil des ministres a ainsi donné une suite favorable à une requête du doyen des juges d'instruction pour une audition de Kamougué Wadal Abdelkader, actuellement ministre de la Défense, et Ahmat Mahamat Bachir, actuellement ministre secrétaire général du gouvernement, affirme le gouvernement dans un communiqué rendant compte de ce Conseil lu sur la radio nationale tchadienne.

"Sur la base des informations contenues dans le rapport d'enquête sur les événements du 28 janvier au 8 février 2008, les enquêteurs judiciaires avaient auditionné plusieurs personnalités à la suite d'une plainte initiée par l'Etat tchadien contre X pour atteinte à l'ordre constitutionnel, à l'intégrité et à la sécurité du territoire national, enlèvements, tentative d'enlèvements, disparitions, atteintes à l'intégrité physique et morale", explique-t-il.

En janvier-février 2008, Ahmat Mahamat Bachir était ministre de l'Intérieur alors que Kamougué Wadal Abdelkader, chef de l'Union pour le renouveau et la démocratie (URD, opposition), n'était pas ministre. Il a été nommé à la Défense en avril 2008 à la faveur de la formation d'une équipe qualifiée "d'ouverture".

Trois principales rébellions tchadiennes regroupées au sein d'une alliance étaient parties le 28 janvier 2008 du Soudan voisin et avaient pris d'assaut N'Djamena, la capitale, les 2 et 3 février. Les rebelles avaient encerclé le palais présidentiel et avaient failli renverser le président tchadien Idriss Deby Itno, avant d'être repoussés in extremis par les forces gouvernementales. A l'issue de ce raid, trois opposants ont été arrêtés, selon des témoignages concordants, par les services de sécurité tchadiens: Lol Mahamat Choua, Mahamat Saleh Ibni Oumar -chef de la principale coalition de l'opposition- et Ngarléji Yorongar. Lol Mahamat Choua et Ngarléji Yorongar ont recouvré la liberté quelques semaines plus tard dans des conditions controversées.

Mahamat Saleh Ibni Oumar est, depuis, porté disparu. Dans un rapport rendu public en septembre 2008, une commission d'enquête a conclu qu'il était selon toute vraisemblance "décédé".Tchad: audition en vue pour 2 ministres

Publié dans FRANCE ET TCHAD

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