communiqué de la cpdc qui recuse la commission d'enquête

Publié le par Comité de soutien aux opposants tchadiens

 



Coordination des Partis politiques
pour la Défense de la Constitution                  
                (CPDC)                         

                           COMMUNIQUE DE PRESSE N°09/CPDC/08 

Les partis politiques membres de la CPDC informent l’opinion nationale et internationale de leur désapprobation des « décret n°234/PR/2008 portant création de la Commission d‘enquête sur l’agression soudanaise du 28 janvier au 08 février 2008 et ses conséquences  et n°325 portant nomination des membres de ladite Commission»

           1-
 L’intitulé du décret révèle le caractère dilatoire de la manœuvre et la volonté manifeste d’instrumentaliser à d’autres fins l’Union africaine,l’Organisation Internationale de la Francophonie, l’Union européenne et la France. 

          2-
 Composée et encadrée par des personnalités issues pour la plupart du camp présidentiel, cette commission n’offre aucune garantie de neutralité et d’objectivité requises.Il existe des organisations internationales suffisamment neutres,indépendantes de tout pouvoir ou groupe d’intérêts, compétentes et expérimentées pour effectuer une telle mission.Le Président de l’Assemblée Nationale, membre du parti présidentiel ne saurait en faire partie, encore moins
la présider. 

          3-
  La mission de cette commission devrait être de faire la lumière sur les dérapages en matière de droits de l’homme,pendant et après l’attaque des  rebelles. 

           4-
   Les personnalités enlevées par la Garde présidentielle et séquestrées dans des prisons privées secrètes doivent être libérées purement et simplement,sans conditions.Celles contraintes à l’exil ou à la clandestinité doivent pouvoir regagner leurs domiciles en toute quiétude. 

La CPDC exhorte l’Organisation des Nations Unie,l’Union africaine,l’Union européenne,l’Organisation Internationale de la Francophonie et la France,ainsi toute personnalité soucieuse de vérité et de justice,à refuser toute instrumentalisation et à se démarquer de cette mascarade. 

Elle leur demande de dénoncer toutes les menaces que ne cessent de proférer le gouvernement tchadien à l’encontre des leaders politiques et de la société civile.                            

                    
Fait à N’Djamena, le 05 mars 2008                                                              

Le Porte parole Adjoint                                                         
HAMIT MAHAMAT DAHALOB

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