Disparition forcée d’Ibni Oumar Mahamat Saleh

Publié le par Liberté pour IBNI OUMAR


Un an après l’attaque rebelle lancée contre la capitale N'Djamena, en février 2008, les autorités tchadiennes n’ont apporté aucune réponse quant au sort de l’opposant politique M. Ibni Oumar Mahamat Saleh – président du Parti pour les libertés et le développement (PLD) – enlevé par les forces armées le 3 février 2008, et à celui des prisonniers de guerre.
Les recommandations de la Commission d’enquête tchadienne sur ces événements – rendues publiques en septembre 2008 – n’ont pas été mises en oeuvre par les autorités tchadiennes. Au contraire, en adoptant dans le même mois un décret instituant un Comité de suivi composé exclusivement de ministres, sans observateurs internationaux et sans participation d’aucune sorte de la société civile, les autorités tchadiennes ont empêché toute mise en oeuvre effective des recommandations de ladite Commission. Les autorités tchadiennes n’ont ainsi rien fait pour traduire en justice les responsables présumés des homicides illégaux et des autres atteintes graves aux droits de l’Homme survenues pendant et après les combats de février 2008. Elles n’ont enfin pas mis en place de mécanismes d’indemnisation et de réparation des dommages subis par les victimes.
L’impunité est totale dans les cas passés de disparitions forcées. Les nombreux civils et officiers de haut rang qui avaient été arrêtés par les forces de sécurité tchadiennes lors de la précédente offensive des rebelles sur N’Djamena, en avril 2006, n’ont jamais réapparu. Aucun des auteurs et commanditaires de disparitions forcées n’a, à ce jour, été clairement identifié et traduit devant la justice tchadienne.

Écrivez au président de la République du Tchad

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